- En diminuant les frais liés au paiement sur la zone euro et en
supprimant le risque de change, l'euro facilite l'accès aux autres marchés de la zone.
- Les entreprises déjà largement implantées en Europe
bénéficieront de la tendance à l'européanisation des services.
- Il deviendra plus aisé d'élargir son choix de fournisseurs.
- La modification des échelles de prix pourrait modifier le
comportement du consommateur (ex. seuils psychologiques) : les entreprises qui auront su
anticiper ces changements pourraient en profiter pour gagner des parts de marché.
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- Les transactions à l'intérieur de la zone euro étant facilitées,
de nouveaux concurrents. pourraient apparaître sur votre marché
- Cette remarque peut être étendue à des entreprises hors zone euro,
attirées par le potentiel du marché.
- Les comparaisons de prix sont facilitées. Conjuguée à la percée
de l'Internet et des sites "business to business" spécialisés, cela pourrait
modifier vos relations avec vos clients.
- Les entreprises trop fortement centrées sur la France pourraient
souffrir de la tendance à l'européanisation des services (certains clients pourraient
souhaiter avoir un seul interlocuteur en Europe).
- Le comportement du consommateur pourrait être modifié par le
changement d'échelle de prix : cela pourrait obliger certaines entreprises à modifier
leurs prix et donc souvent leurs conditionnements.
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L'ampleur des changements attendus est
très variable d'une entreprise à l'autre. D'après la Commission européenne, six
facteurs principaux sont susceptibles l'influencer le degré d'exposition de l'entreprise
à l'euro :
- La clientèle : selon que vos clients sont plutôt
en position dominante, selon qu'ils ont une envergure nationale, européenne ou
internationale, selon leur proximité géographique, selon leur nature (grandes
entreprises, PME, administrations, particuliers), leur fidélité... l'impact peut être
considérablement modifié.
- La concurrence : on devra analyser, là encore, la
nature de la concurrence, mais aussi les barrières à l'entrée du marché, qu'elles
soient culturelles, réglementaires, contractuelles...
- Les produits et services : les opportunités
pourront être plus ou moins aisément saisies selon que les produits sont faciles à
adapter, à transporter, etc. Mais tout cela est bien sûr tout aussi vrai pour vos
concurrents !
- Les fournisseurs : Le nombre, la variété, la
taille et de le degré d'internationalisation de vos fournisseurs détermineront la
vitesse à laquelle vous serez confrontés à des paiements en euros. Ces facteurs
déterminent aussi, avec leur pourvoir de négociation et les coûts de changement de
fournisseur, votre faculté à exploiter les nouvelles opportunités à ce niveau.
- Les partenaires : Si vous avez des partenaires
européens, la devise européenne s'imposera rapidement dans vos relations avec eux. Par
ailleurs, d'autres partenaires peuvent vous aider dans le passage à la monnaie unique :
les banques, les expert-comptables et des consultants spécialisés. Attention toutefois :
si vous attendez le dernier moment, ils risquent d'être passablement débordés !
- L'organisation : La complexité de votre système
informatique, le niveau de qualification de votre personnel, la culture plus ou moins
internationalisée de votre entreprise et bien sûr le recours plus ou moins large à la
sous-traitance pour les aspects administratifs conditionnent les délais et les coûts du
passage à l'euro, ainsi que votre capacité à saisir les opportunités et à résister
aux menaces.
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| En somme, c'est toute l'entreprise qui est
concernée par le passage à l'euro. Même si dans la réalité, le cloisonnement n'est
pas si net, nous avons choisi, pour faciliter la présentation et parce que de nombreuses
entreprises sont encore organisées sur ce principe d'adopter une présentation par
grandes fonctions. Les différents points abordés ici de façon rapide sont donc
développés dans les rubriques : finances, marketing, production, personnel. |